Tout ce qui suit concerne Peptide. Nous restons clairs, nous nous appuyons sur la littérature et distinguons ce qui est solide de ce qui reste ouvert.
Dernière vérification : 2025-11-06. Lorsqu'une affirmation repose sur une étude précise, l'étude est décrite plutôt que surinterprétée.
=== Première Guerre Mondiale === Au déclenchement de la Première Guerre mondiale, Otto Riesser s'engage volontairement dans l'armée allemande. Il exerce comme médecin dans des hôpitaux de campagne, est démobilisé en décembre 1915 en raison d'une grave surdité, dont il souffrait depuis sa jeunesse. Il succéde à Ellinger, devenu professeur de pharmacologie à la nouvelle université Johann Wolfgang Goethe de Francfort-sur-le-Main en 1914, et obtient, à l'été 1916, son diplôme de maître de conférences en pharmacologie à Francfort. Des volontaires initialement jugés inaptes au service sont ensuite recrutés ; Riesser sert comme médecin de bataillon de septembre 1917 jusqu'à la fin de la guerre. Il est décoré de la Croix de fer de deuxième et de première classe. Durant l'été 1918, restant dans l'armée, il est nommé professeur associé à Francfort, où il collabore brièvement avec Werner Lipschitz.
Sources : fr.wikipedia.org
=== Entre deux guerres === En 1919, il intégre l'Institut de physiologie végétative de l'Université de Francfort, dirigé par Gustav Embden, où il obtiendra son diplôme d'enseignement en physiologie. En 1921, Otto Riesser est nommé professeur de pharmacologie et directeur de l'Institut de pharmacologie de l'Université de Greifswald, succédant à Hugo Schulz. Quatre ans plus tard, il refuse un poste à Francfort, où il avait été nommé pour succéder à Ellinger, en raison de désaccords entre la faculté de médecine de Francfort et le ministère prussien de l'Éducation. Il accepte une chaire à l'Université de Breslau en 1928, succédant à Julius Pohl à la chaire de pharmacologie et à la direction de l'Institut de pharmacologie. Son successeur à Greifswald fut Paul Wels . Après la prise de pouvoir par les nazis, la loi pour la restauration de la fonction publique est promulguée. Riesser, avec le dermatologue Max Jessner, est l'un des deux professeurs d'origine juive de la faculté de médecine de Breslau à ne pas être touché par les licenciements, en raison de son service pendant la Première Guerre mondiale. Durant l'été 1934, il est démis de ses fonctions de professeur et de directeur de l'institut. Un transfert à la Maison Georg Speyer à Francfort ne se concrétise pas en raison des lois de Nuremberg. Elles entraînent également son renvoi définitif de l'Université de Breslau en décembre 1935.
Sources : fr.wikipedia.org
=== L'exil === Riesser se rend en Suisse ; au début de l’année 1936, il prend la direction du département de chimie physiologique de l’Institut suisse de recherche sur le climat et la médecine de haute montagne, situé à Davos. Sa famille le rejoint l’été suivant. Privé de passeport à la suite d’un décret émanant d’Heinrich Himmler, il est contraint de retourner à Francfort à la fin de l’année 1937. Durant les pogroms de novembre 1938, il est brièvement incarcéré. Il émigre aux Pays-Bas en avril 1939. Il y obtient un poste à l’Institut de pharmacothérapie de l’Université d’Amsterdam, dirigé par Ernst Laqueur ; il poursuit ses travaux dans un laboratoire de sa ville natale de Naarden.
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=== Après guerre === En août 1945, il revient à Francfort pour retrouver sa famille demeurée en Allemagne, son épouse n’étant pas d’origine juive. Il exerce, de décembre 1945 à juin 1946, les fonctions de conseiller spécial pour la culture et l’enseignement au ministère d’État de la Grande-Hesse ; sa mission est de reconstruire les universités. Il est ensuite nommé maître de conférences en pharmacologie et en physiologie à l’Université de Francfort, où il assure provisoirement, au début de l’année 1949, la direction de l’Institut de pharmacologie.
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